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- POURQUOI LES “ÉMEUTES DE LA FAIM” ? -

Les prix agricoles ont connu une hausse moyenne de 35 % en seulement un an ; 80 % pour le riz, 120 % pour les autres céréales. Des “émeutes de la faim” sur tous les continents ont éclaté ces derniers mois : au Cameroun en février 2008, au Sénégal et au Burkina en mars puis en Côte d’Ivoire en avril, etc. ; les paysans thaïlandais dorment dans leurs rizières, le fusil à portée de main ; distribution de galettes de mauvaise farine coupées avec de la sciure aux Égyptiens les plus pauvres
par des boulangeries subventionnées par l’État, comme dernier rempart à l’insurrection populaire, la moitié d’entre eux vivant avec moins d’1,50 euro par jour et le pain constituant leur aliment principal (avec 400 g par jour et par habitant au lieu de 160 g en France). De Haïti aux Philippines en passant par la Côte d’Ivoire et le Sénégal, le Maroc et l’Égypte, le Yémen et l’Éthiopie, la Thaïlande et l’Indonésie, cette grave situation d’urgence touche 100 millions de personnes...
Le PAM (Programme alimentaire mondial), chargé de contrecarrer la malnutrition, s'avoue impuissant et annonce déjà qu'il devra remettre à plus tard l'aide alimentaire à ces dizaines de millions de personnes de 78 pays, l'envolée des cours ayant lourdement grevé son budget... (cf. “Paris Match” du 17 au 23 avril 2008, et “Le Monde” du 23 avril 2008)
On ne peut plus continuer ainsi... alors qu'il y a des vraies solutions économiques et écologiques face à ces lamentables conditions de vie partout dans le monde (et à une moindre échelle chez nous : avec la baisse du pouvoir d'achat, et la triste augmentation de la fréquentation des "restos du coeur").

A- UNE ÉCONOMIE DÉLIRANTE MONDIALISÉE

Commençons par indiquer les causes de ces "émeutes de la faim", relativement bien médiatisées : la flambée du prix du pétrole, les cultures des céréales détournées de leur vocation première (c'est-à-dire : nourrir les peuples) pour fabriquer des agrocarburants et surtout... la SPÉCULATION !
Et il n'y a pas en cause que la spéculation de quelques banques ou états "plus ou moins scrupuleux". Il y a aussi malheureusement l'impitoyable COMPÉTITION internationale qui engendre une vaste spéculation planétaire où les cours de la bourse sont plus importants que la santé des peuples... et où la vie elle-même devient moins précieuse que les comptes bancaires !
En effet, si la crise mondiale touche des banques américaines et européennes qui sont en recul, ce sont paradoxalement certaines banques de pays dits "émergents" (Chine, Brésil) qui, elles, connaissent une progression vertigineuse ! Par ailleurs les représentants du G7 (les “7 grands argentiers” des sept pays les plus industrialisés) se réunissaient le week-end des 19 & 20 avril 2008 à Washington. Ils ont donné "cent jours aux banques pour faire la lumière sur leurs engagements à risque" et "plaidé pour une refonte du système financier mondial" (cf. l'Express du 17 au 23 avril 2008)...
À noter que selon “Le Monde”, déjà cité, la raison conjoncturelle à cette explosion des prix agricoles est le déplacement des fonds spéculatifs des marchés financiers et de l’immobilier vers les matières premières.
Or on sait très bien qu'une vision mondiale de l'économie ne profite pas directement à chaque citoyen de chaque nation ! On en a la preuve depuis déjà des décennies et récemment encore avec toutes ces "émeutes de la faim" qui pourraient bien se transformer en graves conflits ! (La terrible Révolution française de 1789 qui avait fait "tomber tant de têtes" ne s'était-elle pas déclenchée à la suite d'une famine due notamment à un prix excessif du pain qui constituait, à cette époque, la base de l'alimentation dans notre pays ?)
Solution économique : Ne faudrait-il donc pas plutôt aider directement, donc localement, les habitants sinistrés à s'en sortir avec des systèmes adaptés (micro-crédits, coopératives, AMAP, “Systèmes d’Échanges locaux” (SEL), etc.), pour ne plus dépendre de l'assistanat quasiment imposé, procuré par une organisation à l'échelle mondiale dont non seulement ils font les frais aujourd'hui mais permet encore plus de spéculations ?
Analysons les autres problématiques économiques, dans la mesure où "spéculation" et "compétition" ont engendré divers phénomènes mondiaux à l'origine du grave déséquilibre écologique de la Planète :

1. La nébuleuse des OGM & agrocarburants

On a essayé de cultiver des plantes aux OGM dans de nombreux pays du monde, surtout les pays pauvres à fortes populations avec des arguments commerciaux malhonnêtes des riches “semenciers” qui auraient voulu avoir le monopole sur toutes les semences, OGM ou non, en se taillant la plus grande part possible du marché mondial des semences. Or, on a perçu les risques environnementaux avec de telles manipulations sur le vivant, souvent irréversibles, avec d'une part : la dissémination des pollens dans la nature, contaminant des variétés sauvages et d'autre part l’inquiétante diminution de la biodiversité (faune et flore dont les semences potagères !). Sans compter des problèmes de santé humaine (allergies, etc.), qui pourraient se révéler plus dramatiques au cours des générations à venir (puisque la viande, par exemple, est issue d’animaux consommant des aliments contenant des OGM...), y a-t-on seulement réfléchi ?
On a aussi cru que les agrocarburants (à base de grains, certains aux OGM comme le maïs) remplaceraient peu à peu le pétrole pour alimenter nos “chères “voitures mais comme c'était au détriment des hommes, les plus pauvres évidemment, on en mesure aujourd'hui les conséquences avec les "émeutes de la faim"... (Selon “Le Monde”, ce sont plus de 100 millions de tonnes de céréales qui ont été dévolues aux “Biocarburants”. Vous imaginez tous les hommes que l’on aurait pu nourrir avec 100 millions de tonnes ?)
Quant aux agrocarburants dits “de deuxième génération", qui mettront dix ans avant de passer à la production en quantité industrielle, fabriqués avec de la paille et des déchets verts (et aussi des algues), même s'ils doivent, à plus ou moins long terme, permettre de libérer des quantités de céréales pour l'alimentation humaine (actuellement utilisées pour "l'alimentation" des voitures), il faudra être très vigilant : d'une part sur les conditions environnementales de culture, de récolte et de transport des plantes ainsi que sur l'utilisation de ces tout nouveaux agrocarburants ; et d'autre part : sur les risques éventuels d'une énorme spéculation foncière mondiale.
Cette spéculation pourrait ne pas tarder à se produire si les gouvernements laissent faire n'importe quoi, rendant encore plus inabordables les terres (car même celles en friches rapporteront de "l'or vert", grâce à la filière de ces nouveaux agrocarburants !), les massifs forestiers donc également les locaux d'habitation, les usines et les fermes !
(A noter qu'il y a déjà près de 10 ans que "La Lettre de l'AGNVS" (6 rue de la Mairie, 77710 Paley) - en juin 1998 - se faisait l'écho du remarquable ouvrage du Dr. Gillard "Demain l'Écologie, une bombe contre le chômage" où l'auteur - alors très énergique vice-président de la "Confédération des Écologistes Indépendants" - nous expliquait déjà dans le détail toutes ces activités positives pouvant être générées par la "Biomasse" , le "Bio gaz" et la "méthanisation" ! ...)
Solutions économiques et écologiques : la meilleure consisterait à diminuer notre consommation énergétique (oui, c’est possible !) et à privilégier les énergies renouvelables ! Et aussi rejeter systématiquement tous ces aliments génétiquement trafiqués baptisés “OGM”. Sur le plan mondial : suspendre jusqu’à la fin de la crise voire même arrêter la production d’agrocarburants à base de céréales ou autres végétaux pouvant être utilisés dans l’alimentation humaine !

2. Le triste modèle occidental se mondialise

Que dire de tous ces "pays émergents" qui convoitent malheureusement ce qu'il y a de plus mauvais dans notre si désastreux mode de vie à l'Occidentale ? C'est franchement dramatique !
Comme on pouvait le lire dans “Paris Match”, par exemple : les nouvelles élites africaines et asiatiques se mettent, elles aussi, à consommer du boeuf. Un boeuf évidemment nourri de céréales dont le prix évidemment ne cesse de monter, ce qui les rend encore plus inaccessibles aux plus pauvres... Par ailleurs, les citoyens Chinois et Indiens consomment de plus en plus de produits laitiers industriels (dont l’impact sur la santé est pourtant très préjudiciable : les laitages étant l’une des causes majeures des “épidémies” d’ostéoporose, de décalcification et déminéralisation), et ceux qui sont aisés veulent non seulement leur propre voiture individuelle (dont on connaît déjà trop bien les risques écologiques et aussi économiques avec la flambée du pétrole !) mais aussi manger de plus en plus de viande, très coûteuse à produire, et dont les conséquences catastrophiques tant sur la santé humaine que celle de la Terre et même du système économique mondial ont été tellement mésestimées. En effet, pour produire un kilo de steak, il faut que l'animal consomme 7 kilos de céréales.
Or Pékin absorbe déjà, à lui tout seul, 1/3 des exportations mondiales de soja (évidemment aux OGM) pour nourrir les animaux d'élevage dont la culture nécessite la destruction de plus en plus de forêts avec des conséquences écologiques extrêmement graves ! Il faut savoir que rien qu'en Chine depuis 1980, la consommation de viande a grimpé de 150 % (cf. “Paris Match” du 17 au 23 avril 2008 - N° 3074 et dossier sur “parismatch.com”).

Et oui ! les mauvaises habitudes alimentaires occidentales ont de plus en plus d'adeptes à l'étranger alors que c'est une erreur monumentale aussi bien sur le plan diététique que sur le plan écologique et économique. Il suffit de réfléchir sur ce que donnerait un milliard de personnes vivant à l’Occidentale... (Même avec plusieurs planètes, ce serait impossible !...)
Solutions économiques et écologiques : ne pas cesser de sensibiliser par l’information sur les conséquences d’une telle alimentation à base de produits animaux (voir ci-après) et revoir le problème des voitures et surtout des carburants. Compter sur les médias en les incitant à vraiment remplir leur rôle d’information et de diffusion de cette information, les diverses associations, les programmes mondiaux, etc.

3. Des gaspillages vraiment inhumains

Et nous en venons donc là aux causes justement "moins bien médiatisées" de ces famines actuelles et "émeutes de la faim". Dans son N° 3074 d'avril 2008, “Paris Match” mentionnait le chiffre de ces 7 kilos de céréales gaspillées pour la production d'un seul kilo de viande... On pourrait évoquer aussi ces chiffres que publiait déjà, il y a 60 ans, "La Vie Claire" en avril 1948 alors que les rendements à l’hectare étaient bien moins élevés qu’aujourd’hui :
“Les économistes ont calculé qu’on pouvait nourrir 10 végétariens avec le produit des fruits et des légumes d’un seul hectare de terre, alors qu’il en fallait huit hectares pour assurer la subsistance d’un seul carnivore !..”
(Et on pourrait aussi ajouter ce récent commentaire de Jean-Marc Governatori, Président de La France en Action” : “(...) pour créer un kilo de viande, on a besoin de sept kilos de céréales qui nécessitent plus de 10.000 litres d'eau ! L'impact de l'élévation de la seule consommation de viande est terrible. Pour répondre à cette hausse de consommation, il faut plus de place pour les troupeaux, donc on coupe des centaines de milliers d'arbres pour planter des céréales, nourriture des ovins et des bovins ; donc on consomme dix fois plus d'eau douce pour développer cette culture céréalière...”
Solutions économiques, écologiques et aussi sanitaires : Bien qu'empirique, leur alimentation "traditionnelle" dans les campagnes - essentiellement végétarienne (comportant généralement des légumes frais et secs avec une céréale populaire : blé, riz ou maïs ; et le tout produit localement), avait pourtant amplement fait ses preuves et démontré sa nette supériorité sur le plan nutritionnel, que notre système alimentaire intoxiquant et carencé dont on en voit de plus en plus chaque année, en Europe, les terribles conséquences avec les milliers de cas de cancer, de maladies cardio-vasculaires et dégénératives, etc. (Ce qui n'a cependant pas empêché, depuis déjà plusieurs années, la Banque Mondiale, de "prêter" à la Chine des dizaines de millions de dollars (90 millions en 2003 !) pour : "le développement de centres d’engraissement du bétail et d’abattoirs" ! ... Imaginez avec cette somme tous les arbres fruitiers, et les bons légumes et céréales BIO que l’on aurait pu planter pour nourrir sainement non seulement toute la population chinoise mais aussi toute la population du tiers-monde !...)

B - LES SOLUTIONS ÉCOLOGIQUES ET DE BON SENS

1. Les remèdes d'urgence

Il y a déjà 17 ans, en 1991, le journal "Le Lien" mentionnait ces chiffres effarants qui ont probablement empiré depuis : “Rien que pour alimenter les animaux occidentaux destinés à nos restos, mac-do, et cuisines familiales : le Brésil a été contraint d'augmenter de 400% ses exportations de soja entre 1977 et 1980, alors que dans le même temps 10.000 enfants y mouraient de faim chaque année, et qu'on y dénombrait, officiellement (!), 38 millions de sous-alimentés... ; au Sénégal, la culture d'arachide pour le bétail se fait aux dépens des cultures familiales et vivrières (haricot, mil, sorgho,...), et, de 1980 à 1988 plus de 65.000 enfants sont morts de faim chaque année, pour une population de seulement 4,54 millions d'habitants... ; tandis qu'en Thaïlande, 90% de la production de manioc, principale ressource du pays, sont exportés pour nourrir les bêtes, destinées à l'alimentation pathogène et dégénérative des occidentaux non-végétariens (pendant ce temps, 50.000 enfants sont morts de faim chaque année en Thaïlande, pays qui compte seulement 5,1 millions d´habitants !)... De plus, par sa grande consommation de farine de poisson, 60% de la production occidentale de boeuf industriel a englouti les ressources de la pêche chilienne et péruvienne,... tandis que chaque année, entre 1980 et 1985, 48.000 enfants au Chili, et 90.000 enfants au Pérou, sont morts directement ou indirectement de faim !... Dans tous ces pays, des milliers de paysans sont expropriés de manière expéditive pour que leur terre puisse être utilisée pour des cultures destinées à la production et l'exportation de viande...”

L'alimentation occidentale est tout simplement sans aucun autre fondement que de développer et enrichir l'industrie de la viande et des engrais et médicaments chimiques ! ... Pourquoi ne pas consommer directement, sur place, ces millions de tonnes de soja et céréales actuellement exportés à l’autre bout du monde et phagocytés par la seule industrie carnée ?
Avantages économiques, écologiques et sanitaires : cela épargnerait des millions d'animaux de l'abattage !!! Et éviterait également de consommer du poisson qui lui aussi devient de plus en plus rare et menace de disparaître des mers par dizaines d'espèces... mais qui est cependant lui aussi gaspillé par tonnes, toujours pour satisfaire au seul appétit carné des occidentaux... et même maintenant des orientaux !
Et cela permettrait aussi de replanter des arbres ou de laisser reposer les sols épuisés.
Voici à ce sujet quelques chiffres édifiants, que l’on peut trouver sur le site internet “Culture Net 2013” dans le dossier intitulé “Le Végétarisme et son influence mondiale” (Message n°2 / année 2003) :
<< Rien qu’aux Etats-Unis, la seule industrie de la viande est responsable de la perte de 85% de la couche fertile.
Elle utilise près de la moitié de l’eau du pays et produit vingt fois plus d’excréments que toute la population américaine, ce qui augmente bien sûr la pollution de la terre et de l’eau, tandis que l’air est soumis à un rejet de plus en plus important de méthane !...
Savez-vous également que ce seul bétail américain mange en céréales et en soja, des quantités qui pourraient permettre de nourrir cinq fois la population humaine des Etats-Unis ?!
Voilà le schéma que dressait déjà il y a quelques années Joël de Rosnay : « En 1974, si les Américains avaient mangé 35% de viande en moins, 32 millions d’hectares de terre servant à l’alimentation du bétail auraient été libérées, de quoi planter du soja sur 5% de cette surface pour restituer aux Américains les protéines dont ils auraient besoin. Sur les 95% de la surface restante, on aurait pu planter des végétaux à croissance rapide. Cette Biomasse aurait alimenté 255 centrales thermiques de 1000 Mégawatts, soit la puissance totale en électricité installée aux Etats-Unis cette année-là ! ... »
(Et l’on pourrait à loisir adapter ces chiffres aux données de la France ou de l’Europe !... ) (...)
Le phénomène est impressionnant : des millions d'êtres humains se livrent, chaque jour, par leur alimentation carnée interposée, à la destruction massive du milieu naturel. Par exemple, le Costa Rica "Suisse de l’Amérique latine", était recouvert à 72% de forêts en 1950, soit 37 000 kilomètres carrés. Aujourd’hui, cette surface n’est plus que de 26% et 60.000 hectares sont déboisés annuellement. Le bétail envahit les pâturages ainsi libérés, et : "lorsque les carcasses s’en vont vers les États-Unis ou l’Europe, à des prix ridiculement bas, alors que les populations locales n’y ont accès qu’à des prix prohibitifs, leur sol est déjà en voie d’épuisement ! (...) La première année après le déboisement, il faut un hectare de prairie pour nourrir une tête de bétail. Cinq ans plus tard, cinq à sept hectares y suffisent à peine. Encore cinq années plus tard, le sol est définitivement stérile !"...
Et pourtant...
Déjà à cette époque, un membre du Parlement britannique, Mr Peter Freeman, avait calculé que si, dans un herbage destiné à l’élevage des animaux de boucherie, on faisait pousser des céréales, on obtiendrait dix fois plus de nourriture (en poids) qu’avec la chair des animaux, et cent fois plus si l’on y cultivait des légumes. Ce parlementaire entrevoyait là le seul moyen de sauver le monde de la famine qui le guette, étant donné l’accroissement anarchique de la population.
QUI EN A ENTENDU PARLER ? QUI L'A SEULEMENT ÉCOUTÉ ?...
Deux hectares de terre peuvent pourvoir aux besoins en alimentation et vêtements d’une famille de quatre personnes, alors que ces deux hectares seront tout juste suffisants pour l’entretien d´une vache. Un porc absorbe autant de nourriture que 5 personnes. Et même pour faire une volaille suffisante pour assurer deux jours de vivres (“dégénérescents” !), il faut soustraire à la nourriture végétale de l’homme pas moins de trente jours de vivres sains !...
Y-A-T-IL ENCORE BESOIN DE FAIRE DES COMMENTAIRES ? >> (Cf. http://fr.groups.yahoo.com/group/culturenet2013/message/2”)

2. La véritable alimentation saine

La crise alimentaire mondiale n'est donc pas récente, et elle pourrait durer encore au moins dix ans, nous répètent les spécialistes... alors qu'on ne peut évidemment pas attendre pour manger... Les pays qui auront à faire face à la famine devront encore dépendre de l'aide internationale. Toutefois : oui ! il existe bel et bien une solution globale, tant à court, qu’à moyen et long terme... mais qui nécessite toute une information claire et précise afin de bien en intégrer le concept.

Cette solution a largement fait ses preuves depuis plus de soixante ans (et a même aidé de nombreuses personnes à supporter les dures restrictions alimentaires des années 40) et elle a depuis été pratiquée avec succès par des milliers et des milliers de gens. C'est "l'Alimentation saine bio-végétarienne" enseignée par le Français Henri-Charles Geffroy, fondateur de "La Vie Claire". Elle représente aujourd'hui un vrai défi écologique mondial à la portée de tous les citoyens du monde car basée dans ses principes sur l’alimentation d'autrefois dans les campagnes, quand les individus étaient endurants, vigoureux et remplis de vie, avant que le fameux “Progrès” ne s'empare de la fabrication industrialisée d'aliments (conserves, charcuteries, biscuiteries, etc.) !
Mais attention, elle ne s'improvise pas : beaucoup de gens font malheureusement n’importe quoi et provoquent des résultats parfois catastrophiques. On doit y venir progressivement en commençant tout d'abord par s'informer et étudier sérieusement les meilleures sources. Il faut savoir, par exemple, que le choix d'un pain bio de qualité (pas trop complet au début) a une réelle importance pour la santé ainsi que le choix de fruits et légumes de saison cultivés de façon biologique, issus du terroir où l'on vit, et consommés essentiellement crus. De ce fait on sera amené à réduire progressivement sa consommation de protéines animales pour les remplacer totalement par des protéines végétales (comme les “galettes de céréales”, par exemple, qui sont très variées et goûteuses, certaines même étant très festives, riches en couleurs et sensations !)...
Avantages économiques, écologiques et sanitaires : Cette authentique "alimentation saine" permet non seulement de combler toutes nos carences en éléments vitaux mais aussi de contribuer au bien-être animal et à une réelle protection de la Planète. Dans la mesure où on améliorera et maintiendra son état de santé, on ne dépendra pratiquement plus des médicaments... Quant à la Terre, 100 % de production végétale bio suffit amplement à nourrir sainement toute l’humanité, sans dépendre des traitements chimiques, OGM et autres aberrations scientistes.

3. Passer à l'agriculture biologique, clé de la "Révolution verte"

Car s'alimenter végétarien, c'est bien. Encore faudrait-il développer davantage la filière bio pour que l'alimentation soit réellement saine et harmonieuse tant pour soi-même que pour cette terre sur laquelle nous vivons et aussi la société dont chacun de nous est partie intégrante, donc responsable ! L'agriculture biologique véritable n'a rien à voir avec la spéculation : elle est basée sur l'éthique, un cahier des charges exigeant et un prix des produits bio justifié à l'heure actuelle
car s'il est plus élevé c'est parce que les subventions publiques sont consacrées presque exclusivement à l'agriculture chimique. En outre, elle permet de régénérer les terres grâce à l'analyse des sols, etc. etc.
Avantages économiques, écologiques et sanitaires : Bien pratiquée, c'est une agriculture de santé aussi bien pour l'homme que pour les sols et l'écosystème qui exclut les OGM. Elle peut parfaitement s'appliquer dans tous les pays du monde même les plus pauvres car elle ne nécessite pas de produits chimiques de synthèse : pesticides, engrais, etc. (dont les prix deviennent aujourd'hui inabordables pour les petits paysans). Il suffit juste d'une formation de base (telle que l'a enseignée par exemple Pierre Rabhi dans diverses régions d'Afrique) pour accompagner les paysans du monde dans cette voie et bien sûr de fonds.
EN CONCLUSION :
Cette mutation agricole et sociale, à l’échelle mondiale, repose essentiellement sur une réelle volonté politique et citoyenne à tous les niveaux.
Marie-Lise Geffroy
(ContactAGNVS@aol.com ; site : agnvswebmestre.free.fr)

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